"Point
n'est besoin d'etre devin pour réaliser que
dans les années
heureuses, au plus hauts sommets de ce que l'on
appelle les
30 glorieuses, le monde à la manière
d'un troupeau ivre de son impétuosité courait
droit à l'abîme.
Le monde craquait, la société s'édifiait
dans le factice, le mièvre ; en sourdine se
tissait la mondialisation mais peu y pretaient attention
dans l'ombre menacante des blocs tout-puissants et
antagonistes.
Des conflits surgissaient là,
s'éteignaient ici, les ogives atomiques remplissaient
les arsenaux, il était évident que l'avenir « irradiait » à tout
va.
Des lors les lointains archipels
tropicaux aux sociétés un peu
moins polluées pouvaient apparaître comme un refuge, une solution.
Et puis demeure la distance sous forme d'étendue liquide... Cette vaste mer
qu'il faut affronter nous ramène à l'essentiel.
L'océan, oui, mais s'y mouvoir implique un navire en état aussi
satisfaisant que possible face au périple envisagé.
Quelques
années
de salarié et de restriction à marche forcée ont permis
d'accumuler le pécule necessaire à l'acquisition du voilier :
puisque c'est d'un voilier en bois dont il sera question
désormais.
Formule escargot, maison sur le dos. |